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Soutenons la caisse de grève des enseignant.e.s d’Ivry
Article publié le 9 mai 2019

Pour soutenir les enseignant.e.s d’Ivry en grève reconductible contre la loi Blanquer c’est ici :

https://www.lepotcommun.fr/pot/mbs4pvgf


Depuis plusieurs années l’École a été mise à mal à plusieurs reprises. Malgré des grèves ponctuelles pour contester certaines réformes, nous avons vu disparaître l’aide aux enfants en difficulté, augmenter le nombre d’élèves par classes ou diminuer le vivier des remplaçants… Plus généralement, aucune politique ne s’est vraiment donnée les moyens de favoriser la réussite de tous les élèves.

Le projet de loi actuel de l’école de la confiance ou réformes Blanquer, non content de ne pas permettre l’égalité des chances, met véritablement en place une école publique à 3 vitesses avec la création des établissements internationaux dès 3 ans, les EPSF qui regrouperont des écoles autour d’un collège et le maintien du système actuel.

Sans compter le financement des écoles maternelles privées sous contrat, le recrutement croissant d’étudiants contractuels non formés…

Ce projet de loi s’ajoute à Parcours Sup, à la réforme du bac, à celle du lycée et à la loi « Orientation et Réussite des Étudiants » dont les collègues du second degré et du supérieur demandent le retrait.

Face à la casse du service public d’éducation, des journées d’actions isolées ne suffisent pas à nous faire entendre.

C’est pourquoi l’Assemblée générale du 4 avril 2019 regroupant les personnels de l’éducation d’Ivry et Vitry a voté la grève reconductible à partir du 8 avril. Cette mobilisation plus profonde est nécessaire, elle permet d’informer et de mobiliser les collègues, parents, et citoyens, de préparer des actions (rédactions de tracts, communiqués de presse, tournées des écoles, interventions auprès des élus, réunions publiques…) afin de construire un véritable rapport de forces pour le retrait de la loi.

Or, dans la fonction publique le montant des retenues sur salaire visant les grévistes est calculé selon des conditions différentes du privé. Dans l’Éducation nationale, les journées de grève sont indivisibles : tout débrayage, même de quelques minutes, implique la retenue d’une journée complète de salaire comptabilisée 1/30 de la rémunération mensuelle. En grève reconductible, 2 jours de salaire sont également retenus pour les week-ends ou journée de repos compris entre 2 jours de grève. Le coût d’une grève est plus ou moins lourd selon les situations personnelles.

C’est pourquoi sans soutien financier et sans solidarité, il est impossible pour les grévistes de continuer à mener ce combat pour un véritable service public de l’éducation.

L’éducation gratuite et égalitaire concerne tous les citoyens,

Nous avons besoin de votre soutien !